Ghaleb Hawila, Arabic Calligraphy Free Spirit

At only 24, Ghaleb Hawila managed to make a solid name for his Art in the field of Arabic calligraphy in Lebanon. He first discovered his passion for this beautiful traditional Craft during his graphic design studies at AUST. Then, he sharpened his skills and developed an impressive personal style through his cat-like curiosity and strong rebel desire to experiment freely.

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« Al Layl »  Ghaleb Hawila

 

Ghaleb Hawila was born in Tyre, the southern Lebanese town. Pushed by his parents to study architecture, he surprised his friends and family when he chose graphic design instead at AUST.  Since his early childhood, Ghaleb loved textures, colors and materials. He was already was interested in design, but « without knowing anything about it, so I wanted to learn from scratch  » he says. « I wanted to explore freely with no final vision in mind. But people do not seem to enjoy exploration without an ambitious career plan. So I tried a little of everything, such as animation & illustration, before concentrating on typography for my final project. I just had this sketch book where I drew different calligraphy forms without knowing what materials to use. I was fascinated by the craft side of this art as I’m not really comfortable on a computer ! So that’s how I continued.  »

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Ghaleb Hawila in front on one of his Murals

 

But research is not enough to Ghaleb Hawila who reconciled the public and calligraphers by going out to make street art. « It was for me a way to show authentic calligraphy interpretations, far from the images conveyed by some of the other street artists. « I wanted to establish a kind of competition up in the street, and it worked ! My motivation was to remain true to my style even if it meant putting me out against the current.  Freedom is to do what we really want in life « .

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Ghaleb’s vision allowed him to earn his financial independence while finishing his studies, through tattoo designs, various commissions, events but also education, including teaching at the Lycee Abdel Kader. « I felt the need to learn the classical Arabic calligraphy, it was an enriching experience and I finally felt comfortable. Still, I needed to apply a more personal touch and develop something which would look like me. « So he experimented with different materials and tools, creating his own path.

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Ghaleb Hawila Calligraphy

 

Success is here today: « People ask me to create works for them, which is great. But what I appreciate most are the messages of support I receive every day, thanks to the art I make. » Still, his family remained skeptical upon his graduation and encouraged him to find a » real job.  »

« I did not choose a linear path, this led me to do much more than just follow the norm. I appeared on TV for ads, the media was interested in my work, and the opinion of my family also changed in the meantime.

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The Artist’s Atelier, Works in the Making

 

When Mashrou’ Leila approaches you to ask you for a collaboration, you suddenly know why you took this path. It’s only a matter of time, really.  »

For Ghaleb, calligraphy is » the symbol of our identity, a difficult art full of challenges but extremely beautiful nonetheless « . Today, he is often commissioned for murals projects, for brands, and other clients.

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« What I like most about this job is the authentic contact with people. When they ask me for a special project, I sit down and listen to know their story. I want my art to most closely resemble the person to whom it is intended.  »

In parallel, Ghaleb organizes calligraphy workshops, usually at Minus 1, with classical Arabic music playing in the background of course.

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« Ghain » Origami Lamp Ghaith Adeb & Ragheb Hawila

 

Currently, he would like to open a club where interested people can practice calligraphy peacefully. Ghaleb also enrolled in a workshop on Arabic typography at AUB, hoping to learn more about this art. Meanwhile, he launched jointly with the Syrian interior designer and origamist Ghaith Adeb the product « Ghain » a decorated origami lamp with Arabic calligraphy, which he describes as « a new product joining two cultures for a contemporary feel that can decorate apartments as well as modern offices and souls too..  »

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Kamsyn, June 2016

 

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Ragheb Hawila

 

FR

Ghaleb Hawila, Alchimiste des Encres Modernes et Esprit Libre de la jeune Calligraphie Libanaise.

A seulement 24 ans, Ghaleb Hawila a réussi à se faire un nom solide dans le domaine de la calligraphie arabe au Liban. Sa passion pour cet art s’est révélée au cours de ses études en design graphique à l’AUST et s’est ensuite développée à travers son immense curiosité et son envie d’expérimenter.

 

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Ragheb Hawila Calligraphie « Al Layl »- La Nuit

 

Ghaleb Hawila est originaire de Tyr, ville du sud du Liban réputée pour ses vestiges archéologiques et ses belles plages. Poussé par ses parents à étudier l’Architecture, au moment de s’inscrire à l’Université Libanaise; à la surprise de ses amis et de sa famille, il choisit le design graphique. D’abord à l’UL, qu’il quitte pour l’AUST toujours attiré par les nouvelles rencontres. Depuis tout jeune, Ghaleb aime la matière, les encres, les couleurs et s’intéresse au design: « sans savoir quoi que ce soit à ce sujet, je voulais tout faire pour apprendre », souligne-t-il.

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L’Artiste devant une de ses oeuvres murales

 

« Je voulais explorer différents médiums, sans m’astreindre à une idée précise du résultat final: éclater les barrières artistiques conventionelles et redéccouvrir cet aspect ludique. Mais mon entourage ne semblait pas apprécier l’exploration artistique si elle n’était pas suivie par la mise en place d’une carrière ambitieuse. J’ai donc experimenté avec l’animation et l’illustration d’abord, avant de me concentrer sur le typographie pour mon projet de fin d’étude. J’avais ce carnet où je calligraphiais toujours librement lors de mes moments d’inspiration intense. J’étais fasciné par le côté manuel de cet art ! J’ai donc opté pour la calligraphie et… j’ai continué. »

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Mais la recherche n’est pas assez pour Ghaleb Hawila, qui a mis ses questionnements sur les interactions entre calligraphes et le public en pratique afin de réaliser de l’art de rue authentique. Une façon également de montrer ce qu’est vraiment la calligraphie arabe, loin des images véhiculées par d’autres street-artists. « Je souhaitais établir une sorte de compétition qui pousserait chaque artiste à se dépasser, et ça a marché ! Ma motivation était de rester fidèle à mon intuition et mon style même si cela revenait à me placer à contre-courant.

Des initiatives qui le poussent de l’avant et lui permettent de prendre son indépendance financière tout en finissant ses études: designs de tatouages, diverses commissions, événements mais aussi d’enseignement, notamment au lycée Abdel Kader. «  Très vite, j’ai ressenti le besoin de ré-apprendre la calligraphie arabe classique,  je me sentais enfin à l’aise, mais j’avais besoin d’appliquer une touche plus personnelle » Il expérimente donc avec différents matériaux, papiers et outils, créant sa propre griffe.

 

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Calligraphie Ghaleb Hawila

 

Le succès est depuis bien présent. « Les gens me demandent de créer des oeuvres pour eux ce qui est formidable. Mais ce que j’apprécie le plus, ce sont les messages de soutien que je reçois chaque jour, les remerciements pour l’art que je réalise. »

Cependant, sa famille reste sceptique lors de l’obtention de son diplôme et le presse à trouver un « vrai boulot ».

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Atelier de l’artiste

« Je n’ai pas choisi une voie linéaire, ce qui m’a mené à faire beaucoup. Je suis même passé à la télé pour une publicité, des médias se sont intéressés à mon travail, et l’opinion de mes proches a changé dans le même temps. Quand Mashrou’ Leila t’approche pour te demander de créer quelque chose pour eux, tu sais soudainement pourquoi tu as pris ce chemin. Ce n’est qu’une question de temps, au fond. »

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Pour Ghaleb, la calligraphie arabe est « un symbole de notre identité, un art difficile et plein de défis mais très beau ». Aujourd’hui il continue d’être consulté ou commissionné pour des projets muraux comme pour des marques, entre autres. « Ce que j’aime le plus dans ce travail, c’est le contact authentique avec les gens. Quand on me demande quelque chose, je m’assois avec la personne et cherche à connaître son histoire et son origine. Je veux que mon art ressemble le plus à la personne à qui il est destiné. » En parallèle, il organise des ateliers de calligraphie, le plus souvent à Minus 1, avec de la musique classique arabe dans le fond, bien entendu.

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« Ghain » Origami et Calligraphie Arabe, Ghaith Adeb et Ghaleb Hawila

 

Actuellement, il aimerait pouvoir ouvrir un club pour que les gens intéressés puissent pratiquer en toute tranquillité, la calligraphie.  Il s’est d’ailleurs inscrit à un atelier sur la typographie arabe à AUB, espérant en savoir plus sur cet art et, pourquoi pas, commencer à travailler dans le domaine. En attendant, il a lancé avec le designer d’intérieur syrien et origamiste Ghaith Adeb le produit « Ghain », une lampe en origami décorée de calligraphies arabes, qu’il décrit comme « un nouveau produit combinant deux histoires culturelles pour une fonctionnalité contemporaine qui peut décorer aussi bien son appartement que son bureau que son jardin interieur ».

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Kamsyn, Juin 2016