Joumana Haddad: The Warrior Poet Fights for Women in the Arab World

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Dynamic and Culturally active on many fronts, Joumana Haddad can impress many. In charge of the Cultural page of the famous Lebanese daily « An-Nahar » since 2001 (French Version Below) in addition to writing numerous books and essays in several languages, she successfully launched “Kafas” the play she wrote (The Cage). Showing now at Metro al-Madina in Beirut (adapted and directed by Lina Abyad and produced by Nour Maatouk)

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Joumana Haddad

Best known abroad for her book “Superman is an Arab”, a violent protest against the patriarchal system in place in the region, Joumana stands strong for the values she believes in: “I have always been committed to justice against indifference. I think that as Humanists our commitment encourages a person to reconnect with our sense of Humanity. So it’s only natural that each one of us does something meaningful to improve his life and that of others. The accumulation of small successes often induce big changes.”

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Her refusal to be “ a woman treated with condescendence, an accessory, or a piece of meat that should match the expectations of others” has led her to write and denounce the system very clearly; receiving strong support as well as sometimes harsh criticism that she dismisses easily : “I’m able to make my own decisions and take my own responsibilities. In a patriarchal society, composed of men but also of women, the system is unfair to women. But this conditioning is counterproductive and we should manage to raise human beings without these labels which do not define us.”

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Her play “Kafas” –The Cage- tackles female social conditioning, with five women in the waiting room of a gynecology practice, discussing their pending appointment with the gynecologist. There is the spinster, the veiled, the lesbian, the prostitute and the woman obsessed by her weight. Joumana Haddad describes the play as « both hilarious and dramatic, with a crude language that authentically translates the pain women feel when they are reduced to this role and held in a « vagina-shaped cage ».

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« Kafas »      Photo Maya Alameddine

It’s in French Poetry that Joumana Haddad first recognized herself at the age of 11-12 by listening to her French teacher as he read outloud “Liberté” a Poem by Paul Eluard. After school, once back home, she immediately writes “My Freedom” and other poems soon start to follow. First in French, then in Arabic: “I used to think that the Arabic language was not adapted to what I wanted to express, but in fact it worked beautifully as I re-discovered modern Arab Poets” recalls Joumana Haddad.

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« Kafas »  Photo Maya Alameddine

“In 1995, my first collection of poems was published. At that time I was already being featured once a week in Le Réveil (a Lebanese daily in French gone since). It was very encouraging.” Then, the young woman starts working at An-Nahar as a translator  (1997), fluent as she was in seven languages, but still continues to strive towards her goal: to be part of the cultural page of this prestigious Newspaper. Four years later, she achieves her dream, and starts conducting interviews with Internationally famous authors such as Umberto Ecco and Paul Auster, before becoming Head of the Cultural Section.

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Joumana Haddad

Today, as a Multi-Awarded Writer & Journalist, she continues to publish books, essays as well as children’s books. “I grew up in a house where a book was a necessity, not just a mere accessory,” she says. “It was my unique entertainment tool. I dreamt through literature, it was my oxygen. I naturally developed a passion for Culture.”

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Joumana Haddad    Photo Maya Alameddine

Having grown in a Lebanon plagued by war, books helped Joumana to hold on as she never left the country that gave her the first opportunities to achieve her dreams. “But I understand why young people today take the decision to fly away. My eldest is already installed in London, and the second is looking forward to leave as well. I’m not sad, my love for them as a mother pushes me to desire their departure. I respect their decision and their need to discover the world so that they do not live what I’ve lived (I.e the War). If one day they decide to return, it will be from their own free-will. So that they can live instead of just survive ”

Follow:  twitter @Joumana333
Tickets available through Antoine Ticketing or directly from Metro al Madinah ticketing desk.

Doors open at 9:00 PM

 Play starts at 9:30 PM

 

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FR

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Joumana Haddad, de la Poésie au Combat pour les Femmes

Engagée et culturellement active, Joumana Haddad, a de quoi en impressionner plus d’un. Responsable de la page culturelle du quotidien libanais An-Nahar depuis onze ans, en plus d’écrire de nombreux recueils et essais en plusieurs langues, elle a publié en 2014 « Kafas » une pièce de théâtre, (La Cage) , qui se joue depuis le 5 septembre 2016 sur les planches du Metro al-Madina. (Adaptée et Réalisée par Lina Abyad et Produite par Nour Maatouk)

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Joumana Haddad

A l’étranger, Joumana Haddad est notamment connue pour son livre « Superman est un Arabe », violente critique du système patriarcal de la région. « J’ai toujours été engagée pour la justice et contre l’indifférence. Je pense qu’un engagement humaniste donne à une personne l’adjectif d’humain, donc il est très naturel que chacun d’entre nous puisse faire quelque chose pour améliorer sa vie et celle d’un autre ou d’autres. On peut faire une grande différence à un niveau microscopique ! C’est l’accumulation des petites luttes qui amène un grand changement. »

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Son refus d’être « en tant que femme, traitée avec condescendance, comme un accessoire, un morceau de viande ou qui doit correspondre aux attentes de l’autre » l’a menée à écrire, dénoncer, amenant parfois des critiques très virulentes, sans qu’elle ne s’en soucie guère : « Je m’estime capable de prendre mes propres décisions et responsabilités. Dans une société patriarcale, composée d’hommes mais aussi de femmes, le système est injuste envers les femmes. Or, ce conditionnement est contre-productif et il faut que l’on arrive à élever les êtres humains sans toutes ces étiquettes qui ne nous définissent pas ».

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Sa pièce « Kafas » (la Cage) s’attaque d’ailleurs au conditionnement social féminin, avec cinq femmes « en cage », qui discutent en attendant leur rendez-vous chez le gynécologue. Il y a la vieille fille, la voilée, la lesbienne, la prostituée et la femme complexée par son poids. Joumana Haddad décrit la pièce comme « à la fois hilarante et dramatique, avec un langage très cru, qui dit vraiment la douleur, ce moment de ras-le-bol où la cage symbolise le vagin, là où on l’enferme et ce à quoi on réduit la femme ».

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« Kafas »  Photo Maya Alameddine

C’est dans la Poésie Française que Joumana Haddad se reconnaît tout d’abord, à l’âge de 11-12 ans en écoutant son professeur de Français réciter « Liberté » de Paul Eluard. Rentrée chez elle, elle écrit « Ma Liberté » et bien d’autres poèmes qui vont suivre, en Français d’abord puis en Arabe ensuite. Sa passion pour les poètes arabes modernes se manifeste vers 20 ans lorsqu’elle les découvre sous un autre angle :  « Je pensais que la langue arabe n’était pas adaptée à ce que je voulais exprimer, mais en fait si », se rappelle Joumana Haddad. « En 1995, mon premier recueil de poésies a été publié,  je contribuais déjà depuis mes 16 ans, une fois par semaine, au quotidien francophone le Réveil aujourd’hui disparu. Cela m’a beaucoup encouragée. »

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« Kafas » Photo Maya Alameddine

Ensuite, la jeune femme commence à travailler au célèbre quotidien Libanais en langue arabe, le Nahar en tant que traductrice dès 1997.  Maitrisant à l’oral et à l’écrit sept langues, elle ne cesse de s’appliquer afin d’accéder à son but : se trouver à la page culturelle du quotidien. Quatre ans plus tard, c’est chose faite, et elle enchaîne les entretiens avec des auteurs de grand calibre comme Umberto Ecco et Paul Auster, avant de devenir responsable de la section culturelle.

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Joumana Haddad

Journaliste, elle ne continue pas moins à publier des recueils, des essais et des livres pour enfants. « J’ai grandi dans une maison où un livre était une nécessité et non un accessoire », raconte-t-elle. « C’était mon seul outil de divertissement, j’ai respiré, rêvé au travers de la littérature et donc j’ai naturellement développé une passion pour la culture. »

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Joumana Haddad  Photo Maya Alameddine

Ayant grandi dans un Liban en proie à la guerre, les livres l’ont aidée à tenir et elle n’a jamais quitté le pays qui lui a donné ses premières chances. « Mais je comprends les jeunes qui aujourd’hui prennent cette décision. Mon aîné est déjà installé à Londres, et le second attend avec impatience de partir à son tour. Je n’en suis pas triste, mon amour de mère me pousse à désirer leur départ, afin qu’ils ne vivent pas ce que j’ai vécu et satisfassent leur curiosité en découvrant le monde. Si plus tard de leur propre decision ils décident ensuite de rentrer, j’espère que ce soit pour qu’ils vivent pleinement au lieu de seulement survivre. »

Follow:  twitter @Joumana333
Tickets disponibles via Antoine Ticketing ou Metro al Madina

Ouverture des Portes à 9:00 PM

 La Pièce commence à 9:30 PM

 

Kamsyn, September 2016